Contrôle sans dépendance bancaire
L'invention du crédit Lombard remonte au Moyen-Âge, vers le 13ᵉ siècle. Son nom provient des marchands originaires d'Italie qui l'ont développé. Jean de La Fontaine a publié ses fables trois siècles plus tard. Pourquoi en parler cette semaine dans notre rubrique consacrée aux stratégies de vente d’options ?
Dans la fable Le Loup et l’Agneau, La Fontaine fait un constat cruel : « La raison du plus fort est toujours la meilleure. » Le retournement géopolitique de cette semaine illustre à nouveau ce point. « Et le loup dévora l’agneau, sans autre forme de procès » est certainement la partie la plus pertinente.
Dans ce contexte de retournement géopolitique, les marchés d’actions ont fortement monté, surtout en Europe (aidés par l’armement). Ce qui est important pour un vendeur d’options, c’est de comprendre la musique des marchés, en oubliant son égo. En d’autres mots, avoir un delta positif. Développons brièvement ce dernier point.
Avoir un delta positif, tout en étant investi en ETF actions mondiales, revient à mettre des ETF en garantie pour « acheter » des actions. Il y a donc un parallèle avec le crédit Lombard, qui consiste à mettre des actifs en garantie pour réaliser des emprunts. C’est une technique utilisée par les ultra-riches de la planète. Mais le delta positif en options, issu de la vente d’options, a plusieurs avantages sur le crédit Lombard. Lesquels ?
La valeur temps diminue chaque jour, et donc, si les marchés ne bougent pas ou ne baissent pas trop fort, le vendeur d’options est gagnant. En outre, avoir un delta positif est plus facile à mettre en place que l’obtention d’un crédit Lombard. Et, last but not least, les conditions sont meilleures.
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