Avril 2026 : sommes-nous au début d'un marché haussier séculaire ?
Le mois d'avril a été atypique. Résumons-le brièvement afin d'esquisser un scénario très probable pour les années à venir.
Les constructeurs de semi-conducteurs ont connu une hausse stratosphérique, portés par les dépenses massives de la tech dans l'IA. Sans surprise, le marché américain a grimpé bien plus que la vieille Europe. Côté géopolitique, les tensions au Moyen-Orient ne se sont pas calmées : le Brent reste perché au-dessus de 100 $, soit une hausse de plus de 80 % depuis le début du conflit.
Même si notre école est spécialisée dans la vente d'options sur le S&P 500, la question légitime est la suivante : sommes-nous au début d'un marché haussier séculaire, ou plutôt dans un environnement de trading range, voire de marché baissier ?
Comme dirait ChatGPT, un long bull market trouve ses fondations dans un climat de doute, dans des changements structurels — qu'ils soient monétaires ou de leadership technologique — et ne profite pas à la masse, qui a peur d'acheter des actions jugées « trop risquées ». Soit, exactement, le contexte actuel.
Merci d'avoir lu jusqu'ici. Pour ceux qui veulent creuser, voici les six caractéristiques historiques des marchés haussiers séculaires :
Le scepticisme. Après la Grande Dépression, après la stagflation des années 70, après l'éclatement de la bulle Internet — chaque grand bull market est né dans le doute.
Des valorisations bon marché. Aujourd'hui, en dehors de la tech, les actions mondiales restent attractives sur la base de l'excess CAPE yield de Shiller.
Des fondamentaux qui paraissent mauvais. Comme aujourd'hui avec le pétrole.
Un nouveau leadership sectoriel. Consommation de masse dans les années 60-70, banques dans les années 80-90, technologie type Apple à partir des années 2010. Aujourd'hui ? L'IA.
Une hausse initiale concentrée dans un laps de temps très court. Comme celle que nous avons vue cette semaine.
Une politique monétaire favorable. Et si le nouveau patron de la Fed disait : « Je ne peux rien faire contre la hausse du pétrole, mais je peux baisser les taux pour contrer un marché du travail morose, causé par l'IA » ?
Le décor est planté. À chacun, maintenant, de choisir s'il joue l'attaque ou la défense.
Lire aussi
Deux peurs, un marché
Une semaine passionnante! La planète finance était très inquiète de la non maîtrise de la dette américaine et française. Un peu la routine des dernières semaines. De plus, le pétrole a été quasiment à…En savoir plus
Peur sans plongeon
Les quatre premiers jours de la semaine étaient bien moroses sur les marchés. Le brent a titillé les 110 dollars (+ 55% sur un an et un quasi nouveau sommet), une défiance dans la…En savoir plus
Une phrase, un pivot
La dernière rubrique hebdomadaire du mois d’août de notre école avait conclu que les opérations TWIST orchestrées par Scott Bessent conduirait à une volatilité de court terme mais que sur le plus long terme,…En savoir plus