Entre boom et euphorie : adapter sa stratégie
Le 5 décembre 1996. C’était la veille de la Saint Nicolas. C’était également le jour où Alan Greenspan a prononcé son discours sur l'« exubérance irrationnelle ».
Le S&P 500 a continué de grimper pour atteindre son sommet en mars 2000, après une hausse d'environ 80 % par rapport au niveau où il se trouvait juste après le discours de Greenspan. Pourquoi en parler aujourd’hui?
L’analyse historique des bulles spéculatives la plus intéressante, selon notre école, se retrouve dans le livre de Charles Kindleberger: Manias, Panics and Crashes. A lire! Et une conclusion: les bulles spéculatives sont inévitables dans un système capitaliste.
Selon cette analyse développée par Charles Kindleberger (1973!) , on serait actuellement dans la phase 2 “boom”, qui suit la phase 1 “displacement”. Cette première phase est souvent reliée à une nouvelle technologie, comme l’automobile ou les machines à laver en 1920 ou internet en 1990. La phase 2 porte bien son nom. Dans cette phase, la narration se renforce d’elle-même. Exemple: l’intelligence artificielle va bouleverser les métiers et le monde. Et c’est vrai!
La phase suivante, donc la 3 pour ceux qui nous suivent encore, est la phase “euphorie”. C’est dans cette phase qu’un professeur de mathématiques va vendre sa maison pour faire du trading à temps plein sur les valeurs .com avec effet de levier. C’est un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître mais Bertrand l’a vécu.
Selon l'analyse de notre école, nous serions dans la phase 2 (et non dans la 3!), celle qui précède le crash. Dans cette phase 2, les marchés peuvent monter fortement. Et ce qui est important pour l’école, les ventes de call est une stratégie moins payante. Nos stratégies se sont adaptées à la phase 2. Les cours avancés sont consacrés à cette nouvelle réalité.
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